Histoire de rafraîchir en beauté les mémoires, Patrick Chollet a repêcher dans ses archives de magnifiques photos du parc AVANT la tempête ravageuse du 24 juillet 2023.
L’infatigable photographe Patrick Chollet a de nouveau frappé. Voici en exclusivité une galerie consacrée au Parc des Crêtets en automne 2022, dans une belle lumière. Un beau soir, il se trouvait par hasard avec son gros sac bourrés d’objectifs en balade côté nord des voies CFF. Ni une, ni deux, il mitraille.
En commémoration du puissant souffle de mini-tornades ayant agité toute la ville, 1000METRES.CH vous offre ici une agréable pause visuelle.
Cette tempête historique a provoqué d’important dégâts et tué sous une grue abattue un automobiliste qui voulait mettre son véhicule à l’abri.
Chollet est partout!
Dans un autre registre, également photographié par Chollet, on peut admirer un beau portrait de Cornélia Gruber à l’extrémité ouest de la place du Marché, entre le marchand de sandwich Casse-Croûte et l’agence de voyage Croisitour.
Un emplacement de choix pour notre ami. Profitez d’aller découvrir d’autres images en ville, toutes tirées de notre rubrique LA VILLE EN VISAGE.
Vous pouvez entendre ici la douce voix de Patrick qui raconte, dès la minute 4’00, comment il s’y prend pour photographier l’heure bleue (un instant à l’aube, pas le bâtiment du théâtre)
Quelques jalons historiques
Selon l’Inventaire Suisse d’Architecture INSA de 1984, la construction du parc des Crêtes a été entamée au printemps 1905, peu après l’Inauguration de la gare toute proche.
Soit juste avant l’inauguration des nouveaux Abattoirs en 1906, ouverture contemporaine de celle de la poste de la Charrière. Et deux ans plus tard, l’emblématique bâtiment des Unions chrétiennes à Beau-Site ouvre ses portes.
À l’époque, la génération du grand boom démographique avançait à pas de géants.
Curieusement, l’architecte ayant dessiné le parc des Crêtets n’est pas connu; d’aucun·es prétendent que c’est une œuvre collective.
Consacré à La Chaux-de-Fonds de 1850 à 1920, le tiré à part INSA note en style télégraphique (p.172, si possédez la collection complète): Aménagé sur un terrain en pente exposé au nord-est. Paysagisme pittoresque «à l’anglaise». Arborisation riche, essences alpines et jurassiennes. Cours d’eau sinueux, pont, étang, rocaille.

Nulle mention de la grotte avec cascade, ni des pratiques WC. Sans doute installés par la suite.
Le pavillon de musique a aussi droit à son descriptif: Octogonal, daté 1904, Strehler et Suter constructeurs à Zurich. Offert par la société d’embellissement. Consoles géminées de fonte. Fer forgé des frises, balustrades et consoles de luminaires: art nouveau végétal. Couverture de métal imitant le «pavillon». Epi faîtier.
L’inventaire note aussi que feu le pavillon de repos avec sa girouette était en ferronnerie art nouveau avec motif du marronnier.
N.B. Les cloches de la Ville sonneront pendant 6’30 vendredi 24 à 11.25 tapantes, on est horloger ici!




















